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Les petits potins du canal, les news et les bons plans en Belgique... pages: 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13  14  

Saint Nicolas 

El-darth, le 2006-12-02 - commentaires (0)
Saint Nicolas est le bien connu Saint Patron des écoliers toujours suivi de son acolyte "le Père Fouettard" que l'on fête chaque année le 6 décembre. Au cours de cette fête très populaire dans les pays germaniques, la Belgique et nord de la France, des cadeaux et friandises sont distribuées aux enfants par le grand Saint en personne. Il serait à l'origine du Père Noël. Cependant nous connaissons moins ses origines...

Nicolas est évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. Pendant sa vie , un certain nombre de miracles lui sont attribués. Ces miracles ont donné naissance à plusieurs légendes. Il serait décédé un 6 décembre.

Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir. Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.

C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas afin de punir les enfants méchants serait en fait le boucher de l'histoire chargé de punir les enfants moins sages...

Bien que principalement destinée aux petits, la Saint Nicolas est également fêtée dans le houblon par les étudiants du supérieur et universitaires aux cours de guindailles se déroulant aux quatre coins de la Belgique et organisée par les comités étudiants. C'est à cette occasion que les étudiants fraîchement baptisés peuvent sortir coiffés de leur penne accompagnés des poils, plumes et comitards pour faire la fête jusqu'au petites heures du matin.
Pour votre info la Saint Nicolas à Liège commence toujours la veille du 1er mardi du mois de décembre donc cette année, les 4 et 5 décembre.


A gauche Saint Nicolas, accompagné du Père Fouettard. A droite, cortège de la Saint Nicolas des étudiants à Liège

Le retour de la vengeance du GT 

El-darth, le 2006-11-12 - commentaires (2)
Oui oui, vous avez bien lu... Il s'agit bien d'un GT. Vous savez ce genre de "festivité" ou tous les utilisateurs d'un chan se réunissent.

Notre brave jipé national (CortiZone) a eu l'idée d'un GT patinoire suivi bien évidemment d'une descente au village de nowel @ Liège. Le tout se déroulerait durant la période de Noël, ca va de soit.

Alors remuez vous le popotin bande des moules défraichies! Ca faisait longtemps que votre chan favori n'avait plus tenté d'organiser quelque chose!! Le dernier GT était le très mémorable GT aqualibi!

Quand faire ca? Durant la période de Noël bien évidemment et un jour ou on a congé le lendemain et hors jours de réveillon et jours de Noël/Nouvel An parcequ'on a autre chose à faire ces jours là que faire les gugusses sur une patinoire.
Si l'idée vous intéresse, n'hésitez pas à poster un commentaire avec votre nick.

La langue Belge II, le retour 

El-darth, le 2006-11-11 - commentaires (0)
A S'NAISE: En toute décontraction. L'expression dénote dans le chef de celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.

(S')ABAISSER: Se pencher " hé chou, fais un peu attention, quand tu t'abaisses , on voit ton début."

BAS-COLLANTS: "Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois"

BERME: terre-plein central. En Belgique, la berme désigne l'espace qui sépare les 2 chaussées d'une autoroute. En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore entre une levée et un canal.

CARROUSEL: le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec dedans des enfants. Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec dedans Jean-Marie Happart , une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.

CERVELAS: agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin indissociable de "dikke" et de "tralala". Le cervelas doit être avalé sans intelligence.

DOUF: Avec leur bla-bla savant, les métérologues font des chichis inutiles. En Belgique et pour les belges, il fait soit "caillant" soit "bon" soit "beau". C'est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes(saisonnières), alors chez nous , il fait "DOUF" = chaud , lourd. "Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi un peu la fenêtre et pendant que tu es debout, prends-moi encore une duvel dans le frigo".

ESSUIE DE VAISSELLE: linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu'on les a lavés et bien rincés. L'utiliser aussi comme essuie-mains , c'est dégueulasse.

FROTTER: récurer, mais aussi danser un slow ou gueuler sur quelqu'un qui a fait des bêtises. "Je lui ai frotté les oreilles". Aussi, l'un des mots préférés de notre Rodrigo national quand cela se joue au sprint: " Ohlala, ça frotte dans tout le peloton et Boonen qui est enfermé ! " Bien insisté sur les "R", pour le dire comme à la télé.

MANCHE (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard !

PLACE (avoir une bonne): Avoir un emploi sûr et rémunérateur. Le rêve des parents belges pour leur descendance. Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un fonctionnaire chef (adjoint) de service

RENON: Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon. Souvent parce qu'on a enfin une brique dans le ventre.

SACOCHE: Sac à main mais pas un sac à 1.000 Euros. Si on traite un "Delvaux" de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès.

La langue Belge 

El-darth, le 2006-10-26 - commentaires (2)
Une des 3 langues nationale de notre beau pays est le Français, mais nous devrions sourtout l'appeler "le belge". La langue belge est donc un mélange de français et de belgicismes. Ce qui fait que nous ne sommes pas toujours compris par nos voisins. Voici un petit lexique du parler belge:

A POUF: Au hasard. Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf. Là ou d'autres, les malins se tapent la pouf.

AUTO-SCOOTER: Tellement ancré dans les belgicismes ! qu'on se demande quel est le mot labellisé. Autotamponneuse? On s'en tamponne !

BOMME: poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l'élève quand il le percute de plein fouet.

A-FOND: "Cul sec" plutôt avec une chope et entre étudiants au cours d'une guindaille. Cette expression est très souvent prononcée à haute voix.

BOILER: Le belge est fils d'une fracture, historique, culturelle, linguistique. Il vit sur une faille tectonique, qu'il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins. De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde. Mais les plombiers se moquent de la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler. Et même si cet anglicisme barbare est devenu un "boualère" à Flémalle, un "boualééééééér" à Lietch et un "boïleur" à Ixelles, l'important dans ce pays, n'est t'il pas qu'on continue à se comprendre ?

CLIGNOTEUR: lumière qui lume puis qui lume plus. Les français parlent de "clignotant".

DOUFFE: cuite. "Mon vieux , je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel"

FROTTEUR: petite brosse pour tableau noir. N'efface pas parfaitement la craie ( l'éponge est là pour cela). Provoque un bruit formidable quand lancé du dernier banc, il percute le tableau sur sur sa face non feutrée. Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.

BROSSEUR: nos voisins français disent "faire l'école buisonnière", nous on dit "brosser". "Kééévin! T'as encore brossé hein! Tu vas voir ce que tu vas prendre!"

GRIFFE: "- Maman, j'ai mal ma joue, - c'est malin ça, t'as une grande griffe" Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !

NON PEUT-ETRE: oui surement. Et pour dire non ,il faut dire "oui, peut-être". Seuls les belges s'y retrouvent.

OUILLE-OUILLE: Si ça fait mal, c'est ouille. Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité. "Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? Dans certains cas, c'est plus menaçant: " Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! " Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d'un interlocuteur : "Ouille-ouille, toi ! " (Transformé en "ouf ti!" du côté de Liège)

MANIQUE: Le Mari:" Ouille, je m'ai brulé à la casserole de carbonnades". Sa femme:" M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques".

PAF (être). Ou rester PAF: "bouché bée, les bras ballants, scié. Ne pas confondre avec le colonel Paf. Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.

PAPE: Prononcez "Pap" Les bébés belges adooooorent. Les pépés aussi. Vachement plus parlant que bouillie. La pape s'écoule des commissures puis s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.

QUETTER: Là par contre, c'est nous les cochons ! Rien à voir avec une quête, qui quette ne s'abstient donc pas.

RAWETTE: petite quantité, souvent excédentaire. -"Tu reprends un peu de purée?" - "Allez, une rawette".

La belgitude 

El-darth, le 2006-10-21 - commentaires (0)
Le terme "belgitude" recouvre en quelque sorte, avec le sens aigu de l'autodérision qui caractérise les Belges, l'étendue de leur interrogation identitaire.

L'identité belge apparaît comme une identité « en creux » : elle se définit surtout par tout ce qu'elle n'est pas. Le Belge n'est ni Français, ni Néerlandais, ni Allemand, tout en étant un peu de tout cela : ancien sujet des Habsbourg d'Espagne puis d'Autriche, ancien citoyen de la République française, puis du Premier Empire, Néerlandais après le Congrès de Vienne, enfin devenu indépendant à la faveur d'un consentement paternel des grandes puissances.

A l'intérieur du pays même, le Belge se définit par ailleurs généralement par d'autres appartenances : ville ou région historique (histoire communale séculaire), et langue.

Malgré cette identité complexe, ou ce manque d'identité, l'histoire de la Belgique est prestigieuse : Puissance économique passée (deuxième puissance économique mondiale en 1850), Godefroy de Bouillon, éloge de Jules César, Charlemagne, destins individuels (Jean-Claude Van Damme, Hergé, etc), ...

Le concept de belgitude exprimerait la difficulté du Belge à se définir comme tel.

En art et littérature, la belgitude sera donc exprimée par un culte quasi-immodéré du surréalisme. Tandis qu'au niveau de la vie de tous les jours, elle s'exprimera au contraire par rejet viscéral de tout ce qui transcende la normalité.
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